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27 novembre 2011

Der Himmel über Berlin / 26.11.2011

Aujourd'hui j'ai deux roues. Wahou.

On m'emmène à 203 m de haut. Wahou Wahou.

Voir Berlin comme une maquette, voir une ville familière, voir voire revoir, des quartiers, des allées, des distances rapprochées.

Pédaler. Liberté.

Un brin d'asiatisme, des bouffées de noël, quelques gouttes de pluie.

Sous un pont, je fais des achats et des rencontres Chez Jacqui. Le monde est petit, oh oui.

Ich treffe Emile, Kathrin. Et Cie.

Direction Tiergarten pour parler encore de la vie et de la ville, ou plutôt de nos vies et de nos villes.

Rot wine und Käse.

Samedi soir, les allemands sont blonds et ont une bière à la main.

Une soirée ayurvédique avec Google Maps.

I am feeling very good.

Merci X.

(EG)

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23 novembre 2011

Der Himmel über Berlin / 23.11.2011

Mon voisin de S-Bahn mange un croissant puis ramasse chacune des miettes tombées à terre avant de sortir son ordinateur et sa clé 3G pour la suite du trajet matinal.

Trois hommes chantent en turkisch-englisch "Hit The Road Jack" accompagnés de percussions, ça nous change de "La Vie en Rose" à l'accordéon...

Je traverse la rue au bonhomme vert. Ca ralenti le rythme cardiaque.

Le U-Bahn est surréalistement propre. Je le savais mais... ça fait toujours son effet.

Je commande mon Frühstück en allemand. Et j'aime le Frühstück allemand.

Les numéros de rue ont une logique que je n'ai pas encore saisie. Normal, je ne suis pas encore berlinoise.

Le hall de la Hamburger Bahnhof m'offre aujourd'hui une proposition artistique encore plus impressionnante que les précédentes. Cloud Cities. Ou comment vivre dans les nuages.

Ich treffe Joachim am Haus der Kulturen der Welt um 7 Uhr.

A 20h, Berlin peut être froid, vide et noir, mais cela n'a rien d'effrayant.

A 16h15 d'ailleurs, le ciel était déjà noir.

Ma chapka est restée au placard. Je marche et je n'ai pas froid.

Deux roues me manquent. Je vais y penser les jours suivants...

(EG)

18 novembre 2011

tomorrow was another day

Brazil, when stars were entertaining June, 
We stood beneath an amber moon 
And softly murmured someday soon... 
We kissed and clung together.

Then - tomorrow was another day 
The morning found us miles away 
With still a million things to say. 
And now, when twilight dims the skies above 
Recalling thrills of our love 
There's one thing I'm certain of... 
Return, I will, to old Brazil. 

Brazil, when stars were entertaining June, 
We stood beneath an amber moon 
And softly murmured someday soon... 
We kissed and clung together.

Then - tomorrow was another day 
The morning found us miles away 
With still a million things to say. 
And now when twilight dims the skies above 
Recalling thrills of our love there's one thing 
I'm certain of... Return, I will, to old Brazil.

(Pink Martini, "Brazil")

2 novembre 2011

Someday Sometimes

I wish I could see you in the dark
Some of us blow but some of us softly spark
Some of them told me they saw you shining bright


To me it doesn't matter
If you're empty on the week end
If you're waiting for the summer to end and start again
It doesn't matter
If you're wrtiting foolish letters
If you put them in a bottle
If you're waiting for a dreamer
To answer through the water

Soon someday
give it all away
all with nothing to say
and no reason to stay
life's too tough
and love's not enough
to make me stop thinking of
what it's like up above

("Someday Sometimes", Syd Matters)

5 novembre 2011

DIANE A.

"J'essayais de donner des rêves à ma soeur quand nous dormions dans la même chambre. Je me penchais au-dessus d'elle, les cheveux derrière sa nuque étaient moites, bouclés, et je murmurais "éléphant, cascade, danse", mais cela n'a jamais marché." - Carte postale à Marvin Israel, 17 février 1960 (p.4)

"La photographie est vraiment une affaire de vol (...). Je me sens redevable envers chacun de mes sujets, qu'il se soit laissé prendre ou soit prêt à l'être." - Carte postale à Marvin Israel, avril 1960. (p.8)

"Je détestais la peinture et j'ai abandonné juste après le lycée parce qu'on me répétait que j'étais formidable (...) cela me mettait mal à l'aise. Je me souviens que je détestais l'odeur de la peinture et le bruit que faisait le pinceau au contact du papier. Parfois, je ne regardais pas vraiment mais j'écoutais cet affreux "squish squish squish". Je ne voulais pas qu'on me dise que j'étais formidable. J'avais le sentiment que si j'étais tellement formidable en peinture, ce n'étais pas la peine que j'en fasse." - Entretien radiophonique de 1968 avec Studs Terkel sur la crise de 1929. (p.8)

"Ce n'est pas moi qui appuie sur le déclencheur. C'est l'image qui le fait. C'est comme un coup très doux." - Carte postale à Marvin Israel, printemps 1960. (p.26) 

"(...) Je suis à Coney Island. Dans un magnifique hôtel que je te montrerai quand tu reviendras. C'est comme un manège dans un jardin ; jamais vu un endroit aussi magnifique. Ma chambre a la couleur d'une glace bleue. Hier soir, il y a eu une grosse tempête : d'abord, les vagues étaient claires et blanche, sauvages et brumeuses, et le vent était violent, si bien que tout s'envolait, battait des ailes, tournoyait, fuyait, et les quelques baigneurs qui étaient là sautaient et s'esclaffaient bêtement, leurs cheveux retombant comme des serpents sur leurs visages ; puis il s'est mis à pleuvoir à verse si bien que les rues ont été inondées. Je suis rentrée en pataugeant à mi-mollet dans une sorte de lac tourbillonnant chargé de détritus ; je faisais attention où je mettais les pieds en descendant du trottoir car c'était trop profond pour que l'on puisse voir quoi que ce soit. Aujourd'hui, le temps est magnifique. Fête bien le jour de l'Indépendance. Comment ça se passe ? Je veux dire, l'Indépendance." - Carte postale à Doon Arbus, à Camp Indian Hill, Stockbridge (Mass.), 4 juillet 1960. (p.29)

 "(...) J'ai passé une belle journée sur la 42e Rue, une journée grise qui a commencé par un peu de pluie ; et oh, comme la rue était merveilleuse ! Les gens clignaient des yeux, se donnaient des coups de coude, levaient les sourcils et se passaient les mains dans les cheveux ondulés, et j'ai vu un de tes aveugles qui voient et un hommme comme celui dont tu m'as parlé, avec le visage blême et ravagé qui-n'est-pas-là et un millier de conspirateurs isolés (...)." - Lettre à Marvin Israel, novembre 1960. (p.29)

"Je ne suis pas vraiment déçue. Je ne pouvais pas trop charger la barque. Les changements dans lesquels je me suis embarquée comme le déménagement et certaines choses nouvelles et étranges qui m'attendent, je pense, dans le domaine de la photo sont soit nécessaires soit passionnantes ; il faut que je fasse une chose à la fois (...). Je veux mettre de l'ordre et repartir à zéro." - Lettre à Peter Crookston, 19 décembre 1967. (p66)

"La convalescence est une chose assez extraordinaire (...). Pendant un moment c'est comme si je pouvais être un certain nombre de choses et que je ne supportais pas d'être simplement moi, mais maintenant, je suis contente de savoir à quel endroit je peux recommencer (...) une histoire, une certaine attitude, parce que je suis de retour dans la ville où il m'est difficile d'être aussi anonyme que je le pensais. Je redoute un peu le travail et parfois je fais semblant d'être un imposteur mais, la semaine dernière, j'ai mis mon appareil autour du cou ; je ne m'en suis pas servie mais j'étais contente de simplement le porter." - Lettre à Carlotta Marshall, fin août 1968. (p. 73)

"Je suppose que la liberté est angoissante. C'est ce que je veux mais quelque chose en moi essaie de me faire croire que je ne peux pas. Et il y a tant de choses à faire qu'il y a des moments où je m'arrête et où je regarde autour de moi, et tout paraît trop dur pour continuer. Ce n'est pas vrai évidemment. Mais c'est pourquoi les gens ont des emplois et paient des chèques (...) cela leur permet d'éluder des questions sans réponses." - Lettre à Carlotta Marshall, novembre 1969. (p.87)

"(...) Comment arrêter de penser si je fais ci il va arriver cela car parfois ça arrive, parfois pas, et j'ai dépensé beaucoup d'énergie à instaurer des contrôles magiques qui n'existaient pas." - Lettre à Carlotta Marshall, novembre 1970. (p.95)

"Pour annoncer son portfolio, elle prépare un dépliant qui comprend deux bandes-contacts des dix tirages de 24x36 mm, fixées à une feuille de papier comprenant le texte suivant, dactylographié : (...) il y a un portfolio de dix photographies par Diane Arbus, datées entre mil neuf cent soixante-deux et mil neuf cent soixante-dix, dans une édition de cinquante exemplaires, tirées, signées, numérotées, anotées par la photographe, en foirmat 40x50 cm dans une boîte presque invisible, qui sert aussi de cadre, conçue par Marvin Israel. En vente auprès de Diane Arbus, quatre cent soixante-trois West Street,New York City, pour mille dollars." 1970 (p.97)

"(...) C'était vraiment amusant car c'était un voyage purement sentimental et je savais que je n'avais rien à perdre et encore moins à gagner." - Lettre à Allan Arbus et Mariclare Costello, fin avril 1970. (p.105)

"J'avais l'habitude de penser que la conscience est en soi une vertu ; alors j'essayais de la garder entière dans ma tête dans un même moment, passé, futur, etc. J'essayais même de sentir le mal quand je me sentais bien et vice versa comme si toute absence de conscience était une sorte de péché  à la Marie-Antoinette. C'est comme jeter du lest par-dessus bord pour faire seulement ce qu'il faut faire MAINTENANT.  Une sorte de confiance qui plus tard apportera son propre maintenant (...). Cela rend le dimanche plus comme un dimanche, et même le lundi est mieux (...)." - Lettre à Allan Arbus et Mariclare Costello, 11 janvier 1971.

Diane Arbus se suicide fin juillet 1971.

 

(extraits de : "Diane Arbus, Une Chronologie, 1923-1971" par Elisabeth Sussman et Doon Arbus, Jeu de Paume & Editions de La Martinière)

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6 octobre 2011

les pages froissées

Si j'ai de la chance
Vous m'accorderez
Une dernière danse
En souvenir du passé
Une dernière étreinte dans l'obscurité
Pour l'éternité
Si j'ai de la chance
Je verrai l'été dans une maison blanche
Je compterai les voiliers
Je compterai les jours
Sur les pages froissées
D'un calendrier

Les roses ont fané
Les promesses oubliées
Aucun hiver et pas d'été
Dans la palmeraie

Si j'ai de la chance
Je verrai le ciel
Et dans l'herbe blanche
Des nuées d'hirondelles
Je verrai l'enceinte
De la grande cité de l'éternité
Si j'ai de la chance
Je retrouverai
Tout ceux je pense
Dont on m'a séparé
J'étoufferai ma plainte
Et la gorge nouée
Les embrasserai

Les roses ont fané
Les promesses oubliées
Aucun hiver et pas d'été
Dans la palmeraie

(Benjamin Biolay, "La Palmeraie")

3 octobre 2011

Will we have rainbows day after day?

When I was just a little girl,
I asked my mother, "What will I be?
Will I be pretty?
Will I be rich?"
Here's what she said to me:

"Que sera, sera,
Whatever will be, will be;
The future's not ours to see.
Que sera, sera,
What will be, will be."

When I was just a child in school,
I asked my teacher, "What will I try?
Should I paint pictures
Should I sing songs?"
This was her wise reply:

"Que sera, sera,
Whatever will be, will be;
The future's not ours to see.
Que sera, sera,
What will be, will be."

When I grew up and fell in love.
I asked my sweetheart, "What lies ahead?
Will we have rainbows
Day after day?"
Here's what my sweetheart said:

"Que sera, sera,
Whatever will be, will be;
The future's not ours to see.
Que sera, sera,
What will be, will be."

Now I have Children of my own.
They ask their mother, "What will I be?"
Will I be handsome?
Will I be rich?"
I tell them tenderly:

"Que sera, sera,
Whatever will be, will be;
The future's not ours to see.
Que sera, sera,
What will be, will be.
Que Sera, Sera!" 

("Que Sera, Sera", a song written by Jay Livingston and Ray Evans for Alfred Hitchcock's 1956 re-make of his 1934 film "The Man Who Knew Too Much" starring Doris Day and James Stewart)

24 février 2011

I'll Be Your Mirror

I'll be your mirror
Reflect what you are, in case you don't know 
I'll be the wind, the rain and the sunset 
The light on your door to show that you're home
When you think the night has seen your mind 
That inside you're twisted and unkind
Let me stand to show that you are blind 
Please put down your hands
'Cause I see you
I find it hard to believe you don't know
The beauty that you are
But if you don't let me be your eyes
A hand in your darkness, so you won't be afraid
When you think the night has seen your mind 
That inside you're twisted and unkind
Let me stand to show that you are blind 
Please put down your hands
'Cause I see you
I'll be your mirror

(The Velvet Underground, "I'll Be Your Mirror")

15 février 2011

Human Behaviour

If you ever get close to a human
and human behaviour
be ready to get confused

there's definitely no logic 
to human behaviour
but yet so irresistible

there is no map 
to human behaviour

they're terribly moody 
then all of a sudden turn happy
but, oh, to get involved in the exchange
of human emotions is ever so satisfying

there's no map and
a compass
wouldn't help at all

human behaviour 

(Björk, "Début", "Human Behaviour")

12 février 2011

Villiers

Rosée du printemps
Pâquerettes de l'été
Rousseur de l'automne
Cheminée de l'hiver

C'était Villiers
Tartes aux pommes en hiver
Tartes aux prunes en été

Tant de temps passé
jardiner
marcher
bavarder
cuisiner

A te regarder
éplucher les pommes de terre
battre les œufs
modeler la pâte
presser les clémentines

A te regarder
repasser les chemises colorées
plier les taies d'oreillers
repriser la laine
faire filer ta machine

A fouiller
les photos de famille
les souvenirs à faire rejaillir
les grandes joies à écouter

Pas de grandes peines exposées
durant toutes ces années

Et pourtant
il s'en était passé

Tous ces moments de vies que nous n'avions pas vus
contre
Tous ces moments bénis qui se vivaient à nu

A : P, M, K, M, J, S, M, G.

(EG)

8 février 2011

I Walk The Line

I keep a close watch on this heart of mine
I keep my eyes wide open all the time.
I keep the ends out for the tie that binds
Because you're mine,
I walk the line

I find it very, very easy to be true
I find myself alone when each day is through
Yes, I'll admit I'm a fool for you
Because you're mine,
I walk the line

As sure as night is dark and day is light
I keep you on my mind both day and night
And happiness I've known proves that it's right
Because you're mine,
I walk the line

You've got a way to keep me on your side
You give me cause for love that I can't hide
For you I know I'd even try to turn the tide
Because you're mine,
I walk the line

(Johnny Cash, "I Walk The Line")

29 août 2012

Deux #3

C'est

une succession

d'heures

de jours

et de nuits.

Sensations

d'hier

de "il était une fois..."

et d'aujourd'hui.

Lorsque

tout est si plein

dans le vide

aussi.

Je veux encore

tant de fois

me réveiller

auprès de toi.

 

(EG)

 

29 juillet 2012

Deux #2

 

C'est l'histoire d'un tsunami.

Une balance de bonjour

et d'au-revoir.

Un bouquet

de beaux jours

et de tout ce qui s'ensuit.

Un équilibre

à aiguiller.

Au troisième top,

il sera 8h, exactement.

En cadence...

 

(EG)

7 avril 2012

"Si je ne suis pas là, je suis au jardin"

 

Jeanne Coleou,

 

J'aime tes jardins d'été

et chaque pétale de tes jardins fanés.

 

J'aime tes jardins dévoilés

et chaque parcelle de tes jardins camouflés.

 

J'aime tes jardins oubliés

et chaque pensée pour tes jardins fantasmés.

 

Je t'aime

 

EG

3 avril 2012

les broderies de la vie

Le réveil

révèle

les broderies de la vie

tissées

pendant la nuit.

 

Le jour

se lève alors

hanté du malaise

de nos rêveries atrophiées

ou rempli de l'énergie

du constat non moins troublant

de nos désirs apaisés.

 

La vie

qui

au fil de soi(e)

bâtit

ici et là.

 

(EG)

 

 

6 février 2012

If...

If you have no story

You’ve had no experiences.

If you’ve had no experiences

You’ve nothing to tell.

If you’ve nothing to tell

You’re lost.

(Gundula Schulze Eldowy)

12 juin 2011

joli ennui

"ils iront, tout a l'heure, dejeuner a honfleur, reprendre la rover, et s'ennuyer ailleurs..."

(vincent delerm, "deauville sans trintignant")

5 juin 2011

... avant tout

avec distance

je crois

-

en silence

peut être

-

avec romance

pourquoi pas

-

en transparence

s'il vous plaît

-

et puis du temps

aussi

-

et de l'espace

avant

tout

 

(EG)

31 mai 2011

Pré-vert

Quand la vie est un collier

chaque jour est une perle

(Jacques Prévert)

9 mai 2011

Doux présent du présent

Une orange sur la table

Ta robe sur le tapis

Et toi dans mon lit

Doux présent du présent

Fraîcheur de la nuit

Chaleur de ma vie

(Jacques Prévert, "Alicante")

8 mai 2011

des étincelles

Tourment du soir : impossibilité de trouver le sommeil au côté de T. Il me fut débrancher la sentimentalité, mais il reste des étincelles dans la prise.

(Hervé Guibert, "Le Mausolée des amants")

24 avril 2011

Ré... adjectif

insulaire
solitaire
familiale
ensoleillée
pluvieuse
ventée
ombragée
touristique
isolée
portuaire
protégée
fragile
tempétueuse
délicieuse

(EG)

24 avril 2011

= oui

Quand

Non

+

Non

=

Oui

 

Nous voilà (bien ?) avancés !

 

Le printemps a ses contraditions.

 

(EG)

14 avril 2011

Leben

Gehen

Spielen

Lieben

Essen

Laufen

Trinken

Tanzen

Fotografieren

Träumen

Arbeiten ?

LEBEN

 

(EG in Berlin)

14 avril 2011

rê-veil

Réveillée

je ne sais pourquoi

tant de pensées

et envie de toi

(EG)

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